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Le premier des trois

Le 1er des trois pour le moment c'est lui !
JEAN-MARIE LIOT / DPPI - SKIPPER : ARMEL LE CLEAC'H - BANQUE POPULAIRE

Bonne Espérance, le premier des trois caps qui marquent le tour du monde ! Mais aussi le passage de l’Atlantique à l’océan Indien.

Un promontoire historique puisqu’il marque la découverte d’une nouvelle voie vers les Indes que les Portugais, puis les Hollandais, les Anglais, les Français… vont ensuite explorer de long en large pour découvrir les îles des épices, le pays des kangourous, le royaume des kiwis, et les archipels austraux à la recherche du continent blanc qui fait rêver les philosophes…

Au 15ème siècle, les grandes nations commerciales n’hésitent pas à déployer des moyens considérables pour trouver de nouvelles voies vers les Indes et l’Asie car le voyage sur les traces de Marco Polo, par les steppes de la Caspienne, par les déserts du Kazakhstan, par les contreforts afghans, par les plaines de l’Indus et du Gange… reste périlleux et extrêmement long. Certes il existe déjà des routes maritimes entre la Chine et l’Inde vers l’Arabie, via le golfe Persique puis Bagdad, ou par la mer Rouge et Alexandrie, mais les dangers ne sont pas moindres et les Vénitiens qui contrôlent tout ce trafic marchand depuis la quatrième croisade (prise de Byzance en 1204), ne sont pas toujours livrés en temps et en heure… si les caravanes n’ont pas été pillées auparavant !

Le cap des tourmentes

Après bien des décades de navigations plus ou moins hauturières qui ont amené les caravelles lusitaniennes jusqu’au Congo (Diogo Cão en 1483), le nouveau roi du Portugal, Jean II, continue à encourager et à financer les expéditions africaines. Bartolomeu Dias, Chevalier du roi, est missionné pour trouver un passage sous l’Afrique, pour démontrer qu’il y a une voie maritime vers les Indes : il quitte Lisbonne en août 1487, débarque en Namibie en décembre, fait route encore plus Sud… et se fait prendre par une tempête qui le pousse au large. Après treize jours d’errance, il peut naviguer cap au Nord-Est et atterrir sur le cap Vacca près de la baie de Mossel. Continuant son expédition vers l’Est, il longe les côtes africaines jusqu’à la baie d’Algoa (Port Elizabeth) mais son équipage se rebelle : il doit faire demi tour mais un passage sous l’Afrique existe bel et bien !

Suivant de près les rives, Bartolomeu Dias revient au Portugal en cartographiant les reliefs et découvre ainsi le cap des Tourmentes que le roi Jean II dénomme définitivement le « cap de Bonne Espérance » lors du retour de l’expédition à Lisbonne en décembre 1488… Il y plante un padroe qu’il reconnaît neuf années plus tard lorsqu’il accompagne Vasco de Gama en 1497 au cours du premier voyage aux Indes. En 1500, le premier navigateur à avoir franchi la pointe extrême de l’Afrique fait partie de l’expédition de Pedro Álvares Cabral qui découvre le Brésil, périple qui se poursuit vers les Indes, mais lors d’une tempête au large de Tristan da Cunha, le navire de Bartolomeu Dias disparaît en mer…

Sentinelle du continent africain, promontoire qui marque l’affrontement entre les courants marins froids de l’Ouest et chauds du Nord-Est, à quelques kilomètres au Sud de Cape Town, de la montagne de la Table et des Douze Apôtres, le cap de Bonne Espérance n’est finalement pas le plus méridional de l’Afrique du Sud. Situé par 34°20 Sud et 18°30 Est, le cap des Tourmentes n’en reste pas moins le symbole d’une nouvelle ère pour le commerce maritime. Mais le véritable point de séparation entre l’océan Atlantique et l’océan Indien se positionne au cap des Aiguilles, à 120 milles dans l’Est-Sud Est de Cape Town, par 34°50 Sud et 20° Est…

Le premier des quatre

Alors quand les quatre leaders du Vendée Globe se sont approchés de la longitude du cap de Bonne Espérance, ils ont eu la sensation qu’ils entraient dans un nouveau monde : poussés par une belle brise de Nord-Ouest, ils ont dépassé le week-end dernier la première porte des glaces dite des Aiguilles pour piquer plein Est vers l’océan Indien. Dans les Quarantièmes Rugissants… Qu’ils vont devoir suivre car la présence d’icebergs a contraint la Direction de Course à multiplier les portes sur ces latitudes. Et à peine le temps d’une pause à l’occasion d’une molle de vent, Armel Le Cléac’h franchissait le premier la longitude du premier des trois caps lundi 3 décembre à 12h48, après seulement 22 jours 23 heures de mer, soit plus d’une journée de mieux que le record établi huit ans plus tôt par Vincent Riou !

Désormais, ce sont les mers du Sud qui attendent les treize solitaires encore en course, deux océans à traverser de part en part pendant plus d’un mois. Il va falloir composer entre une route qui peut frôler les glaces (malgré les portes), une brise qui peut monter à plus de 50 nœuds, une température qui descend en flèche à 5°C quand le vent de Sud se met à souffler, mais surtout des vagues très chaotiques qui empêchent d’exploiter tout le potentiel du bateau et rendent le rythme à bord infernal. Une autre façon de naviguer, une autre vision de la mer et du ciel, une autre façon de vivre avec pour seuls compagnons les planeurs du Grand Sud, les albatros…

Classement du mardi 4 décembre à 12h

1-Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) à 17 555,5 milles de l’arrivée

2-Jean Pierre Dick (Virbac Paprec 3) à 36,8 milles

3-François Gabart (Macif) à 46,7 milles du leader

4-Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) à 74,9 milles

5-Alex Thomson (Hugo Boss) à 200,5 milles

Les treize solitaires encore en course

Arnaud Boissières (Akena vérandas)

Bertrand de Broc (Votre nom autour du monde avec EDM Projets)

Tanguy de Lamotte (Initiatives-cœur)

Alessandro di Benedetto (Team Plastique)

Jean-Pierre Dick (Virbac Paprec 3)

François Gabart (Macif)

Mike Golding (Gamesa)

Jean Le Cam (SynerCiel)

Armel Le Cléac’h (Banque Populaire)

Javier Sanso (Acconia 100% EcoPowered)

Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat)

Alex Thomson (Hugo Boss)

Dominique Wavre (Mirabaud)


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